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3D RELIGION CENTER

Un regard d'innovant sur le monde de la RELIGION ! En route vers le futur : Faits majeurs, Tendances, Curiosités contemporaines ... bientôt réalités de notre quotidien. Le WEB, matière vivante !

Sunnisme

Publié par 3D Religion Center

Le sunnisme (arabe : سني sunnīy) est le courant religieux majoritaire de l'islam. Il représente 85 à 90 % des musulmans1,2. Il est parfois apparenté à une vision orthodoxe de l'islam3.

Ce qui distingue les courants de l'islam est principalement l'interprétation de la religion tandis qu'ils peuvent se référer aux mêmes sources utilisées pour écrire le droit musulman. Les sunnites s'accordent sur quatre sources de référence principales : le Coran, livre révélé au prophète de l'islam Mahomet, la sunna, qui sont les cas non directement évoqués dans le Coran, puis le consensus des jurisconsultes musulmans et la déduction juridique (qiyâs). Le sunnisme possède plusieurs écoles juridiques (madhhab), ayant toutes les mêmes croyances. Les quatre principales écoles étant le hanafisme, le malékisme, le chaféisme et le hanbalisme. Chaque courant se réclame plus ou moins d'une école.

Le mot sunnite est basé sur le mot « sunna » qui représente donc la ligne de conduite de Mahomet4. Ses actes ont donc valeur de loi et sont tous compilés en différents récits appelés « hadith » dont les principaux recueils sont le Sahih al-Bukhari et le Sahih Muslim, considérés comme quasiment authentiques ou totalement par l'ensemble des musulmans sunnites4.

Constituant une des trois grandes divisions de l'islam, les sunnites sont désignés en arabe comme les hommes de la « sunna » et de la communauté (ahl al-sunna wa'l-djama‘a). On les nomme aussi simplement ahl al-Kitab : hommes du Livre (le « Coran »), ou ahl al-djama‘a, ou ahl al-idjtima‘ (= idjma‘) : hommes du consensus (cf. Henri Laoust, Les Schismes dans l'Islam). Par opposition aux chiites et aux kharidjites, on les appelle parfois « musulmans orthodoxes » bien que l'islam ne comprenne aucun magistère capable de définir une telle norme. Le critère de l'ijmâ', auquel les penseurs sunnites ont parfois recours pour définir leur système, n'est qu'une règle idéale que chacun invoque et applique à sa manière. Il y a, en fait, divergence sur l'idée qu'on se forme et sur la réalité qu'on lui confère : s'agit-il du consensus de la communauté tout entière, des docteurs des grandes métropoles (amsar), ou simplement des Compagnons du Prophète ? En outre, ce consensus, quel qu'il soit, ne dispose d'aucun organe défini pour s'exprimer et s'imposer : l'islam n'a ni pape, ni synode, ni concile. Tout ce qu'on peut dire, c'est que le sunnisme, pris dans son ensemble, correspond à un islam majoritaire, bien qu'il admette dans la réalité une grande variété d'opinions qui s'opposent sur des questions, parfois importantes, de théologie ou de droit, sans qu'il en résulte des divisions irréductibles dans la communauté. Ces divergences donnent lieu, entre savants, à des querelles d'écoles qui se condamnent les unes les autres sans s'excommunier, car dénoncer un homme comme infidèle (takfîr) est un acte si grave qu'il rend licite sa mise à mort.

Géographiquement, les sunnites sont répandus en Afrique du Nord, en Libye et en Égypte, en Arabie saoudite, en Syrie et en Irak, au Pakistan, en Indonésie, en Afrique noire ; on les trouve tantôt seuls, tantôt mêlés à des minorités kharidjites (Afrique du Nord) ou chiites (Liban, Syrie, Irak, Inde) ; tantôt attachés à un islam qui se veut « arabe » (Coran arabe, Prophète arabe), tantôt à un islam plus ou moins altéré par l'intégration de croyances et de coutumes anciennes chez les peuples islamisés.

Source Wikipédia.